Aller au contenu principal

Le fauchage des accotements débute...

fauchage

A partir du lundi 30 mai, les services techniques débutent la première campagne de coupe de l’année sur les accotements des voies communales.

 

La commune a choisi de mettre en œuvre le fauchage raisonné. Il s’agit d’une méthode d’entretien des bords de route qui permet de répondre aux besoins et à la sécurité des usagers et d’entretenir le domaine public, tout en respectant la biodiversité des milieux

 

Ses grands principes sont :

  • assurer une hauteur de coupe autour de 10 cm
  • retarder au maximum la première intervention de printemps ; 
  • limiter le nombre de passage à deux (ou trois selon les années) par an ;
  • n’effectuer  le débroussaillage des fossés et des talus qu’à l’automne afin de permettre la reproduction des espèces vivant sur ces milieux.

Ainsi lors du premier passage, seule une bande d’un mètre est fauchée en bordure de route, tout en assurant les visibilités dans les carrefours ou zone dangereuses. Lors du passage d’automne, le fauchage et le débroussaillage sont assurés sur l’intégrité de l’accotement et les talus.

 

Cette technique permet aussi de réaliser des économies. En effet, le fauchage trop bas induit une usure plus forte des couteaux de fauchage, des risques de casse du matériel et une surconsommation de carburant inutile.  En limitant au strict minimum le nombre de passage dans l’année, elle permet donc d’augmenter la durée de vie du matériel et de substantielles économies de carburant de l’ordre de 20%.

 

Une sécurité garantie 

L’herbe trop haute peut constituer un danger, gêner la visibilité de la route, empêcher un piéton de circuler sur les bords. Le fauchage des accotements et des zones dangereuses, comme les carrefours ou les virages, est par conséquent maintenu.

 

Les bords de route, un espace de nature souvent insoupçonné

Le fauchage intensif entraine l’érosion des sols, l’appauvrissement de la biodiversité locale et la disparition de nombreuses espèces. 

Les bords de route constituent de véritables refuges écologiques, permettant aux espèces animales et végétales présentes de se déplacer, se nourrir, se reproduire. Certaines études ont montré que les bords de route pouvaient accueillir jusqu’à 35 espèces de papillons et plus de 172 plantes différentes.

En limitant les surfaces fauchées et les fréquences de passage, on préserve leurs habitats.

 

Par ailleurs, l’herbe repousse moins vite si l’on attend le stade du développement de l’épi. Un fauchage moins fréquent engendre une régulation naturelle : limitation de la production des graminées au profit des plantes à fleurs qui se développent plus lentement.

 

Les usagers peuvent donc  être surpris par la hauteur de la végétation et croire à un manque d’entretien. L’image d’une « route propre » ne doit pas être synonyme de végétation rasée.

 

Les déchets en bord de route :  Appel au civisme

Trop souvent, lors du passage de l’épareuse, des détritus  (emballages, plastiques….)  passent dans la machine et deviennent des micro-déchets qui peuvent mettre des années, voire des siècles à disparaitre et finissent le plus souvent dans nos rivières.
Par ailleurs, la présence trop fréquente de ficelles, cordes, barbelés  abandonnés entraine des immobilisations, des  pannes  et une usure prématurée de la machine.

Il est donc fait appel au civisme de chacun pour ne plus retrouver ces déchets et détritus en bord de route.